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Nous avons eu la grande tristesse d’apprendre le décès d’Alain Mollot survenu le 15 Mai 2013.
Afin de lui rendre un bel hommage, de lui témoigner, notre affection, notre gratitude, notre admiration, sa famille nous convie à une cérémonie Samedi 25 Mai à 10h00, Salle de la Coupole au Crématorium du Père-Lachaise.

Le SNSP, ses adhérents, saluent le metteur en scène, le pédagogue, le directeur de Théâtre, le militant et transmettent à sa famille, à tous ses proches nos pensées les plus fraternelles et notre soutien dans cette épreuve. Nous garderons en mémoire l’image d’une personne simple, directe, passionnée par le théâtre et fidèle dans ses engagements.

Adhérent de notre syndicat, Alain a codirigé, avec Alexandre Krief, le Théâtre Romain Rolland de Villejuif de 2001 à 2010 succédant à notre collègue Henri Kochman qui l’avait invité, dés 1985, à s’associer au Théâtre.
Ancien élève de l’école Jacques Lecoq puis professeur dans cette grande institution, Alain a contribué avec beaucoup d’attentions, de générosité, d’amour de l’acteur, à l’éclosion de nombre de comédiens. C’est chez Jacques Lecoq qu’il rencontre au milieu des années 70, un groupe de comédiens avec lesquels il fonde le Théâtre de la Jacquerie. Pendant 10 ans, il établira les bases du travail de la compagnie de la Jacquerie : résolument charnel et populaire, la compagnie s’inspire d’enquêtes, de nouvelles, de romans. Les comédiens improvisent, les auteurs écrivent. Comme par exemple les premières créations de la compagnie, « Tit Bonhomme l’es pas très mort » puis « Lumpen » en collaboration avec Jean-Pierre Chabrol. Après son installation à Villejuif la compagnie explore le répertoire (« L’école des femmes » de Molière, « Le café » de Goldoni, « Maître Puntila et son valet Matti » de Brecht, etc …).
Puis, c’est le retour au travail de groupe avec une nouvelle génération de comédiens et à l’improvisation avec « Croquis marrant d’une vie redoutée », « Cabaret monstre » puis au théâtre inspiré de témoignages avec « Roman de familles », « La fourmilière ». Parallèlement il revient au texte en mettant en scène « Le manteau » d’après Gogol avec des comédiens rencontrés à l’Institut International de la Marionnette à Charleville-Mézières où il a enseigné et « La fin d’une liaison » adaptation du roman de Graham Greene.
Ces dernières années son travail rend compte d’un va et vient constant entre les spectacles créés à partir de témoignages et la mise en scène de grandes fables modernes. La fiction nourrit le réel et le réel la fiction. Les langages théâtraux s’entremêlent librement : jeux réalistes, masques, marionnettes, chansons…

Alain a été une figure singulière, importante, de ces quelques trente cinq dernières années durant lesquelles la vie théâtrale a connu une activité foisonnante, inventive. Il a suivi sa route avec beaucoup d’engagement, d’exigence, mais aussi beaucoup de discrétion, parfois un peu goguenard devant certains brouhahas médiatiques. Il a porté haut l’idée d’un théâtre populaire, exigeant. Il a porté haut l’idée du théâtre public.

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